En vrac et contre tous

Ébranlé

Lent début de semaine, je n’ai travaillé que de 8h00 à 20h30; court lundi à comparer à mes lundis habituels.

Beaucoup d’émotions par contre, mon petit coeur a été bousculé aujourd’hui.

À commencer par cette chère amie qui semble s’enliser dans une histoire tordue à laquelle elle aurait dû mettre fin il y a longtemps. Ça fait des mois que je lui ai conseillé d’arrêter; des mois que je crains qu’elle ne se prenne dans un engrenage qu’elle ne soupçonne pas, qu’elle ne veut pas soupçonner. Depuis quand les femmes écoutent-elles les conseils (très avisés) qu’on leur donne?
Bref, je ne suis qu’un témoin de son erreur et je ne peux qu’attendre le moment de "ramasser les morceaux". Je suis trop sensible, je ne devrais pas me laisser atteindre par ça.

Ensuite il y a Zo, elle m’a demandé de lui réserver ma soirée de mardi : resto et/ou ciné. Ça va me faire plaisir de la revoir, je lui ferai un câlin tel qu’elle risque de terminer la soirée à l’hôpital avec quelques côtes fêlées. Sans que je ne lui demande pourquoi tout à coup elle avait envie de me voir, elle m’en a donné la raison : elle a besoin de conseil sur "sa fréquentation". Moi qui croyais qu’il ne s’agissait que d’un fuck-friend (je peux vivre avec ça, même si l’idée me heurte), voilà que j’apprends que son statut est incertain, donc qu’elle envisage de le fréquenter officiellement (chaque fois, c’est plus fort que moi, ça m’arrache le coeur). Son hésitation ? Il fréquente les maisons de jeux...
Misère… déjà que son dernier était du type para-militaire, avec tout le profil psychosocial qui vient avec; voilà qu’elle se frotte à un gambler… Quand je lui ai demandé si c’était le risque qui l’allumait, elle n’a répondu que par un "lol".
Ça promet pour mardi soir !

Finalement, ma vahiné… nous avons lunché ensemble (par le plus grand des hasards, nos boulots respectifs ne sont qu’à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre). Tout semblait bien allé… depuis le début, c’est elle qui prend l’initiative de la discussion et qui montre son intérêt. Je montre le mien aussi, car il est bien réel, mais elle est bien plus proactive que les femmes ne le sont habituellement. Pendant le lunch elle m’a même montré des photos de sa famille, etc… Puis, tout à coup, comme je revenais des toilettes où je ne m’étais absenté que pour 2 minutes, elle m’a dit sans plus de préavis : "bon, je te laisse, je dois retourner au bureau".
Elle qui me disait au début du lunch qu’elle n’avait pas à retourner au boulot pour une heure précise ! Qu’elle avait tout son temps.
Je suis resté coi, lui ai sagement bisouté les joues en précisant que j’espérais la revoir, au plus tard, le weekend venu. Elle a vaguement répondu "on se texte" avant de partir en voiture.
Une fois assis à mon pupitre, de retour au travail, je lui ai texté "are you ok?" auquel elle s’est contenté de répondre "busy".

Ça fait pas mal d’émotions pour mon grand coeur sensible. C’est une chance qu’il soit fait fort !