En vrac et contre tous

Hyper

Sensible.
Un peu. Beaucoup. Passionnément. À la folie. Hyper ! Voilà.

Hyper!sensible. Hypersensible!

Hypersensibilité : .n.f. Sensibilité excessive.

Sensibilité : n.f. +Propriété d’un être vivant ou d’un organe de réagir aux modifications du milieu. +Caractère d’une personne qui éprouve facilement des sentiments. +Capacité à réagir aux modifications mineures du milieu.

Excessif/excessive : adj. +Qui dépasse la juste mesure; qui est trop grand, trop fort, trop important, etc. +Qui pousse tout à l’excès, qui est incapable de se modérer.

Ça explique.
J’en jouis. J’en souffre.
J’en positive. J’en négative.

J’en relativise, aussi. Habituellement…

Pas ces derniers mois. C’était différent. J’étais différent. Déconnecté ? Sais pas. Mais je soupçonne… Ma vie, mon parcours… atypiques.
Long, trop long à raconter ici. Ou c’est pas le moment.
Pas le moment de ressasser.

Sombré, creux, très creux, il y a (+ ou -) 11 ans.
Un gouffre atteint, lentement, subtilement, sournoisement.
Échoué ces derniers mois, moins creux.
Un haut-fond, je crois.
Un plateau jouxtant un précipice.

Pas tout à fait échoué, pas tout à fait, ma quille raclant, raclait, racle(?)...

Déconnecté. De moi-même. Pour des raisons diverses. J’absorbais tout, positif et négatif, sans vivre, sans assimiler, sans analyser, sans trier, sans garder le "bon" et jeter le "mauvais", sans relativiser… Je niais mes excès, positifs et négatifs, d’émotions.
Difficile à expliquer, impossible, pour moi en tout cas. Faut le vivre.

J’ai craqué dernièrement, heureusement (façon de parler, ça n’aurait jamais dû se produire), trop de choses en même temps… un mini-crash. Malheureusement, je regrette, les gens autour de moi on subi.

Je peux éviter, je sais éviter, d’imposer, d’infliger, de blesser.
Suffit (plus facile à écrire qu’à faire) de me poser, régulièrement, et réfléchir, méditer sur tout ce que je vis, ce qui m’affecte.

Je sais pas méditer, je sais pas bien méditer, je dois apprendre, on doit m’apprendre, qui peut m’apprendre ?

En attendant…

Voici un exercice que je devrais faire plus souvent… En vrac et contre tous (ce titre me semblait venu de nulle part), rien d’exhaustif car je n’ai pas noté au fur et à mesure, je devrais m’y mettre, une fois pas jour?
Ces petites (et moins petites, le cas échéant) choses qui m’ont touché cette semaine :

+ Ce collègue de 30 ans à peine qui se plaint de "la jeune génération"...

- L’aveuglement volontaire de personnes que j’aime

+ Mon fils qui, devant une bande d’inconnus de son école secondaire (lycée), me dit haut et fort un "merci papa!" d’une touchante sincérité alors que je ne viens pourtant que de payer pour des livres scolaires !

- Le retour des températures de saison après un printemps trop hâtif !

+ Mon fils, encore le même, qui se retourne pour me sourire et m’envoyer la main, devant une autre bande d’inconnus de cette même école

- Me faire convoquer à une réunion de travail par des gens qui ne savent même pas en quoi constitue leur tâche

+ Cette collègue habituellement si fermée, mais fière de me montrer des égoportraits pris pour jalonner sa perte de poids

- Cette somme d’argent que je ne trouve pas là où je la croyais être

+ Mon fils, encore lui ! Qui m’accompagne à l’épicerie sans rouspéter

- La fête d’anniversaire de ma fille à laquelle je ne suis pas invité

+ La caissière su Super C qui s’écrie : "tiens, mon client préféré!" en me voyant arriver à sa caisse

- M à l’affut de mes faits et gestes

+ La caissière voisine qui réplique en riant : "je te le laisse, il me demande toujours de le faire payer moins cher"

- Acheter tous les ingrédients pour une sauce à spaghetti en improvisant car j’ai aucun talent en cuisine et j’ai oublié de trouver une recette sur Internet

+ Mes collègues qui m’apprécient

- Mon fils, qui prend décidément trop de place dans ma vie, qui aperçoit mon nouveau haut-parleur Bluetooth et qui se sauve avec avant même que j’aie eu l’occasion de l’essayer

+ Préparer une sauce à spaghetti, style Le parrain, un vendredi soir en sirotant un verre de vin rouge

- N’avoir personne avec qui partager tout ça