En vrac et contre tous

Peinard

Petit weekend (presque) sans histoire.

Vendredi soir relaxe, lecture, vin, encens… Premiers échanges aussi avec une dame, photographe de son métier. Comme moi, en quête de l’âme soeur. Charmante, sympathique, dynamique dans nos échanges. Je suis incertain… d’un côté, j’ai envie de faire sa connaissance parce qu’elle m’a semblé vraiment différente de toutes les dames avec qui j’ai eu le privilège de discuter en 10 ans de célibat; d’un autre côté, sa façon de dire qu’elle "travaille pour voyager" et l’énumération qu’elle a faite de ses possessions matérielles m’ont laissé un peu perplexe. M’a-t-elle dit ça parce qu’elle tenait à ce que je sache qu’elle n’est pas à la recherche d’un "pourvoyeur" ? Ou est-elle du genre qui a besoin de se la péter ?

Samedi matin bénévolat. J’aime toujours autant. Bien que ce n’était que ma 3e matinée et qu’il manquait beaucoup de familles… Il manquait aussi une des deux "facilitatrices" (elle a fait une mauvaise chute dans l’escalier de leurs locaux… nez fracturé et ecchymoses nombreuses). Nous étions trop de bénévoles pour pas assez de familles. En sortant, j’ai offert à Lucie (facilitatrice) de "remplacer" sa patronne pendant son absence et l’aider à planifier/animer le groupe. Elle va mijoter ça dans sa jolie tête et me faire signe.

Samedi après-midi, cuisine et lecture. Même s’il faisait beau et chaud dehors, je ménage mes jambes encore un peu, dans 3 ou 4 semaines ce sera bon, je sortirai marcher et tout. J’ai réussi mon poulet "à la portugaise", facile quand il vient dans un emballage tout assaisonné ! Lolita continue de me séduire, même si l’histoire a pris une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. O ! j’ai aussi écrit une lettre, du genre qu’on met à la poste. Je l’ai postée aussi (j’ai commencé en disant que je n’avais pas profité du weekend, mais j’ai marché 5km, malgré mes jambes, pour la mettre à la poste). C’est pour une chère amie lointaine qui ne s’y attend pas du tout. J’ai acheté du papier lettre, exprès pour ça. La jeune commis de la librairie n’avait jamais vu ça du papier à lettre, elle ne savait pas qu’ils en tenaient ! C’est un "art" qui se perd. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça… j’en avais juste envie. J’espère juste que ça la fera sourire.

Samedi soir, rencard. Vanessa la jolie vahiné (de l’île Maurice en réalité, mais j’aime le mot vahiné et je trouve que ça lui va bien). Petite, féminine, dynamique. Elle avait mis sa "mini dress" (comme elle dit) et de jolies bottes à talons hauts comme ça ! Tout pour que je craque quoi. Ai-je craqué?
La question est plutôt "comment aurais-je pu ne pas craquer?"
1m55, 50 kg (j’imagine, j’ai pas demandé), une peau caramel, de longs cheveux d’ébène, des yeux rieurs, des lèvres rouges, 2 ou 3 (je ne sais plus) diplômes universitaires, beaucoup d’humour, spontanée, simple, authentique...
Sur les tabourets, haut-perchés, de la Maison du Jazz, déjà, je me suis laissé conquérir, lentement, mais sûrement. Quand, à une heure du matin, ils nous ont chassés pour mettre la clé sur la porte. On s’est regardé, surpris, se demandant quoi faire… On va danser ! Quelle bonne idée.
La barmaid nous a référé un endroit (je n’avais pas mis les pieds en boîte depuis un siècle au moins). Vanessa m’a remis les clés de sa voiture (une femme qui aime que l’homme conduise… le rêve!). Une fois en boîte, elle a pris ma main pour nous guider jusque devant un de ces gigantesque hauts-parleurs et nous avons dansé, dansé. Malgré mon mal de jambes, oui. A man’s gotta do what a man’s gotta do!
C’est la technologie des hauts-parleurs qui s’est améliorée ? Je ne me souviens pas que la musique était aussi forte à l’époque. Les notes de basses faisaient vibrer tout l’édifice, ainsi que mes entrailles puisque je dansais à 30 cm d’une de ces bêtes… encore heureux que je m’en sois tiré sans hémorragie interne!
L’homme est bête, j’en suis tout un ! Gonflé d’orgueil à constater que tous les regards étaient braqués sur elle. La danseuse la plus attirante de toute la boîte, samedi soir, était ma compagne ! En la quittant momentanément pour aller aux toilettes, je lui ai souhaité bonne chance. Elle m’a regardé sans comprendre. Quand je suis revenu sur la piste, ils étaient 5 mâles l’entourant. En m’apercevant, elle s’est jetés dans mes bras, les siens autour de mon cou : "Tu es de retour, merci!" -"Embrasse-moi"
Et c’est comme ça, preux chevalier à la rescousse de la princesse assaillie par de vilains chevaliers noirs, que j’ai eu droit à mon premier baiser.
I’m in love with the shape of you
We push and pull like a magnet do
Although my heart is falling for you
I’m in love with your body...
Nous avons dansé jusqu’à la fermeture de cette boîte aussi. Avant de la laisser prendre la route vers chez elle, en échangeant un dernier baiser, nous avons promis de remettre ça.
Coupant l’herbe sous le pied de la photographe à qui je parlais vendredi, such is life…

Dimanche matin, je me suis levé trop tôt après n’avoir (mal) dormi que 3 ou 4 heures, conversation plaisante oblige, on s’est bien marrés. Merci douce amie pour cette belle conversation !

Dimanche après midi, marche pour poster la lettre, poursuite de la discussion du matin, tentative de me remettre de la veille…

Dimanche soir, soirée relaxe au salon, devant le match de hockey, Montréal a battu Ottawa pour un deuxième soir de suite, presque du hockey des séries. Multiples tentatives de converser au téléphone avec ma vahiné, autant d’interruptions de son côté que du miens. J’ai continué à ressentir les effets de la veille, alors que je n’avais pas bu tant que ça… j’aurais dû être plus fin et entrecouper mes 3 verres de vin avec des verres d’eau. Nous irons luncher un jour dans la semaine qui vient…

J’oubliais, pendant le week-end, une amie que j’affectionne particulièrement m’a annoncé le décès d’un membre de sa famille. Bon, ça faisait un petit moment qu’on ne s’était parlé et elle avait d’autres trucs à me dire, alors elle n’a effleuré que ce décès. Mais ça m’a attristé. D’abord les tristes circonstances du décès : une dame qui a abandonné sa lutte contre le cancer. Ensuite parce que, bousculé par tout ce qu’elle voulait me dire en même temps, je pense ne pas lui avoir bien exprimé mes sympathies. Pour elle, pour les autres membres de sa famille aussi. Elle est "tissée serrée" cette famille. Ça a dû être un choc et j’aurais voulu qu’elle sache bien que ce décès ne m’a pas laissé indifférent. Après je n’ai pas voulu la relancer, je n’ai pas osé perturber leur deuil. Mais bon, si elle me connaît, je suppose qu’elle sait que mon coeur est avec elle et les siens. Dernière minute : on s’est reparlé dimanche (je ne m’y attendais pas) et j’ai pu lui faire part de mon chagrin. C’est bon.