En vrac et contre tous http://envrac.journalintime.com/ Mes pensées, mes émotions, mes certitudes, mes questionnements... fr 2017-03-29T12:59:43+02:00 http://envrac.journalintime.com/Mort-de-rire Mort de rire... "Bonne nuit. Je t'écris demain, dès que j'ouvre les yeux, comme d'habitude..." Le lendemain: criquets... criquets... criquets... C'est bien la même qui me demandait récemment: "Pourquoi les gens te disent 'on s'écrit plus tard' puis te laissent en plan?" Me souviens plus ce que je lui ai répondu. Par contre, je me souviens qu'en lisant "dès que j'ouvre les yeux" je savais que ce serait pas le cas. Bah... il y a des circonstances atténuantes, bien sûr. Il y a toujours des circonstances atténuantes. "Bonne nuit. Je t’écris demain, dès que j’ouvre les yeux, comme d’habitude..."

Le lendemain : criquets… criquets… criquets...

C’est bien la même qui me demandait récemment : "Pourquoi les gens te disent 'on s’écrit plus tard' puis te laissent en plan?"

Me souviens plus ce que je lui ai répondu. Par contre, je me souviens qu’en lisant "dès que j’ouvre les yeux" je savais que ce serait pas le cas.

Bah… il y a des circonstances atténuantes, bien sûr. Il y a toujours des circonstances atténuantes.

]]>
2017-03-29T12:59:43+02:00
http://envrac.journalintime.com/Mariage Mariage J'ai dû m'y reprendre à 3 fois pour écrire le titre sans erreur... Vous dites Herr Doktor??? Bien que je l'aie fait une fois (les circonstances étaient particulières), je ne suis pas du genre à me marier. Ce n'est pas une question de manque d'amour, de crainte de l'engagement ou quoique ce soit du genre. Je n'ai pas besoin d'un mariage pour aimer, m'engager, protéger, choyer, pourvoir, etc... Je n'aurais jamais épousé la femme que j'ai le plus et le mieux aimée au monde (je ne parle malheureusement pas de la mère de mes enfants); parce qu'elle n'était pas du genre non plus à se J’ai dû m’y reprendre à 3 fois pour écrire le titre sans erreur… Vous dites Herr Doktor?? ?

Bien que je l’aie fait une fois (les circonstances étaient particulières), je ne suis pas du genre à me marier. Ce n’est pas une question de manque d’amour, de crainte de l’engagement ou quoique ce soit du genre. Je n’ai pas besoin d’un mariage pour aimer, m’engager, protéger, choyer, pourvoir, etc…

Je n’aurais jamais épousé la femme que j’ai le plus et le mieux aimée au monde (je ne parle malheureusement pas de la mère de mes enfants); parce qu’elle n’était pas du genre non plus à se marier, tout simplement.

C’est donc dire que je ne suis pas 100% contre le mariage (je ne suis pas contre du tout en fait, je n’en vois simplement pas la nécessité); il y a bien 2 femmes (pour deux raisons différentes) sur cette terre que j’épouserais sans une seconde d’hésitation d’ailleurs.

Donc il n’est pas question de mon mariage ici. Les deux femmes que j’épouserais le savent et s’en balancent totalement; ne resterait que ma vahiné… D’abord je la connais à peine, ensuite une femme sur le point de se faire tatouer un papillon sur le sein (elle m’a révélé ça hier) n’est pas du genre à se marier non plus, hihihi.

Mais, constatant que nous en étions déjà à une 4e rencontre en 7 jours, que ça s’est bien déroulé chaque fois, que le désir et l’intérêt sont mutuels, je me suis décidé à l’inviter à ce mariage que je redoute tant.
Son visage s’est transformé quand elle a réalisé ce que je lui demandais; ça lui a procuré un plaisir intense.

Elle n’a pas répondu officiellement hier; elle s’est contentée, en femme très coquette, de me prévenir de ce qu’elle allait porter si elle m’accompagnait, m’affirmant que je n’aurais pas honte de l’avoir à mon bras (l’idée ne m’a même pas effleuré).

Pourtant, quand on a discuté au téléphone plus tôt aujourd’hui, sans réfléchir, je lui ai rappelé qu’elle ne m’avait pas confirmé (j’aurais peut-être dû la laisser réfléchir plus, ne pas mettre la pression - quoique c’était pas mon intention) m’accompagner.
Ce qu’elle s’est empressée de faire…

To do list : répondre enfin à l’invitation; réserver une chambre à l’hôtel pour l’après réception; acheter complet, chemise, cravate, ceinture et chaussures.

]]>
2017-03-26T23:59:00+02:00
http://envrac.journalintime.com/Sambati Sambati Petit samedi. Je me suis levé vers 7h30, puis j'ai flâné jusqu'au bénévolat. Ça a encore été plaisant, la conversation française de mon Chinois s'améliore lentement, mais sûrement. Il est vraiment trop sympathique; je dis ça parce qu'il est extrêmement rare que je m'entende bien avec un homme; habituellement ils m'ennuient vite et grave. J'ai croisé la "femme au foulard" au détour d'un corridor, je lui ai parlé pour la toute première fois: de plates excuses de l'avoir presqu'heurtée. Elle n'a rien dit, mais j'ai eu droit à un sourire vraiment très charmant avant qu'elle Petit samedi.

Je me suis levé vers 7h30, puis j’ai flâné jusqu’au bénévolat.
Ça a encore été plaisant, la conversation française de mon Chinois s’améliore lentement, mais sûrement. Il est vraiment trop sympathique; je dis ça parce qu’il est extrêmement rare que je m’entende bien avec un homme; habituellement ils m’ennuient vite et grave.
J’ai croisé la "femme au foulard" au détour d’un corridor, je lui ai parlé pour la toute première fois : de plates excuses de l’avoir presqu’heurtée. Elle n’a rien dit, mais j’ai eu droit à un sourire vraiment très charmant avant qu’elle ne baisse les yeux en rougissant. J’ai eu l’impression de tituber en poursuivant mon chemin.

Dans la voiture en revenant, mon téléphone s’est tout à coup rempli d’une dizaine de photos provenant, justement, du seul sourire qui soit plus désarmant que celui auquel je venais d’avoir droit. De jolis paysages urbains d’une ville en bord de mer. Puis, tout à coup, son reflet dans une vitrine. Mon sang a bouilli instantanément. Pour la première fois à vie, j’ai eu envie de faire l’amour au reflet d’une femme !

Courte escale au supermarché et, une fois à la maison, quasi farniente ponctuée de quelques messages avec "la photographe au reflet" et avec ma vahiné qui m’a demandé : "tu veux que je porte une robe pour toi ce soir?"

J’ai terminé l’après-midi à cuisiner lentement le repas du soir, puis à laver la vaisselle en écoutant les Rolling Stones, comme l’avait suggéré ma photographe.

J’étais distrait quand nous avons mangé en famille, encore perturbé par le sourire, le reflet et la robe promise. Je ne pouvais m’empêcher de constater que j’étais dû pour baiser comme une bête. Me disant que ma vahiné allait en prendre pour son rhume si, comme j’en avais l’impression, nous allions passer à l’étape suivante en soirée.
Perturbé aussi parce cette impression qu’en subjuguant le corps de ma vahiné, j’allais probablement penser aussi à "ma photographe à reflet" qui a décidément un pouvoir sur moi, car il ne m’est jamais arrivé, jamais, de penser à une autre femme pendant que j’en possède une.

Nous avons opté pour la Maison du jazz encore, c’était tellement bien la première fois. La deuxième a été encore mieux ! Les musiciens en feu, la chanteuse en forme exceptionnelle, la barmaid qui nous reconnaissait et nous souriait d’un air complice… puis au moment de sortir du club, alors que je l’attendais avec nos manteaux. ma Vahiné a croisé la chanteuse qui avait terminé sa soirée. Cette dernière l’a stoppée pour lui dire à quel point elle était belle, puis lui a offert son dernier CD en cadeau !

Tous les mâles de la place avait passé la soirée à la dévorer des yeux d’ailleurs. Si bien que je m’étais assuré de toujours garder au moins une main sur elle, lui caressant les reins, les hanches, les bras, le cou… doucement, jamais de façon déplacée, simplement pour montrer que la Déesse n’était pas disponible. Au bout d’un moment, elle a murmuré à mon oreille : "J’ai jamais été autant caressée de ma vie, j’adore. Mais j’ai tellement envie que tu me fasses l’amour!"
Mon sang n’a fait qu’un tour; l’envie étant vraiment réciproque.
J’ai répondu : "J’en ai terriblement envie aussi. Mais je ne voudrais pas que nous nous retrouvions dans un motel à précipiter les choses. Quand je te prendrai pour la première fois, ce sera lent et passionné, pas vite et pressé. Et puis j’aime que nous prenions notre temps, j’aime que le désir monte, j’aime te désirer..."

Après la Maison du jazz, nous sommes allés danser comme le premier soir. Elle a eu autant de succès. Les mâles l’invitant à danser dès l’instant où je m’éloignais.

Dans la voiture, au moment de se quitter, je l’ai enfin embrassée (elle évite de le faire en public). Après le premier baiser, elle a soufflé : "Prends mes seins" en ouvrant son manteau et sa robe. Ma vahiné a les plus jolis seins du monde, les plus sensibles aussi.

Une fois seul chez moi, j’ai réalisé qu’en sa présence aucune autre femme n’a effleuré mon esprit.

]]>
2017-03-26T04:45:00+02:00
http://envrac.journalintime.com/TGIF T.G.I.F. La semaine est enfin finie! Elle a été longue et fertile en émotions. Au moins la journée a bien commencé sur un texto de ma vahiné: "sorry, I fell asleep early". Cinq mots en apparence banals, mais tellement apaisants! Au moins, cette fois, je n'ai pas gaffé, pas encore... Elle m'a peu parlé de la journée. Ça tombait bien, j'en avais plein les bras au boulot, de longues traductions tout en me tapant le collègue qui se marie en mai et qui n'en finit plus de tout raconter aux autres, dans le moindre détail... la couleur des nappes, le papier des invitations, la disposition des La semaine est enfin finie!
Elle a été longue et fertile en émotions.

Au moins la journée a bien commencé sur un texto de ma vahiné : "sorry, I fell asleep early". Cinq mots en apparence banals, mais tellement apaisants ! Au moins, cette fois, je n’ai pas gaffé, pas encore…

Elle m’a peu parlé de la journée. Ça tombait bien, j’en avais plein les bras au boulot, de longues traductions tout en me tapant le collègue qui se marie en mai et qui n’en finit plus de tout raconter aux autres, dans le moindre détail… la couleur des nappes, le papier des invitations, la disposition des tables, les bouquets de fleurs… TIREZ-MOI UNE BALLE DANS LA TËTE QUELQU’UN!!!!! !

Puis l’autre qui avait besoin de se confier… qui ne m’a presque pas lâché de la journée, qui est passée par toute la gamme des émotions, sur mon écran et dans mon oreille. J’ai failli lui arracher la tête. Elle ne se doutera jamais à quel point c’est passé près. Elle a trouvé le moyen, en soirée, de m’amadouer. J’espère que cette fois sera la bonne. J’ai écouté Roxanne (The Police), à sa santé. Ça ne peut pas nuire.

Et les trois articles que j’attendais depuis une semaine ! Je les voyais "en attente", depuis lundi, il me fallait le ok, j’ai demandé 3 fois, jamais ils étaient prêts. À 45 minutes de la fin de la journée, je m’aperçois qu’ils ont été publiés sans qu’on ne m’avertisse ! Qui c’est qui a terminé une heure plus tard que prévu??? ?

Un coup chez moi, deux verres de vin m’ont aidé à me détendre. Ma vahiné avait terminé sa semaine aussi. Dès qu’elle sort de son "business mood", elle devient soudainement chaude et langoureuse. Elle a eu des mots parfois surprenants, comme "take care love", "save your energy for tomorrow"... puis quand elle m’a avoué qu’elle a réellement 10 ans de moins que ce qu’elle ne m’avait dit d’abord!!! ! Enfin… je ne sais toujours pas si c’est une blague ou pas. L’âge n’est qu’un chiffre, d’accord, mais j’aimerais bien savoir quel chiffre !

Justement, la soirée s’est terminée dans le calme, le vin et la lecture de Lolita.

]]>
2017-03-25T02:32:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Nauseeux Nauséeux Tellement pas envie d'écrire. Je sais qu'il le faudrait. Un journal comme celui-ci peut servir à immortaliser des moments heureux. Un journal peut aussi aider à exorciser des soirées comme je viens de passer. Je m'en fais peut-être pour rien. Mais je n'ai plus de nouvelles de ma vahiné. Nous somme pourtant allés luncher... puis en après-midi j'avais réussi à lui soutirer une précision, j'avais réussi à lui faire confirmer mon impression. Je croyais bien avoir compris, mais je lui ai dit que c'était bon qu'elle me le confirme. Puis, en début de soirée, alors qu'elle semblait Tellement pas envie d’écrire.
Je sais qu’il le faudrait.
Un journal comme celui-ci peut servir à immortaliser des moments heureux.
Un journal peut aussi aider à exorciser des soirées comme je viens de passer.

Je m’en fais peut-être pour rien.

Mais je n’ai plus de nouvelles de ma vahiné.
Nous somme pourtant allés luncher… puis en après-midi j’avais réussi à lui soutirer une précision, j’avais réussi à lui faire confirmer mon impression. Je croyais bien avoir compris, mais je lui ai dit que c’était bon qu’elle me le confirme.

Puis, en début de soirée, alors qu’elle semblait vouloir se confier, j’ai du faire un choix et lui demander d’attendre un peu. J’étais déjà pris dans autre chose.
Elle n’a pas répondu, elle n’a plus répondu.

Nous n’en étions qu’aux premiers balbutiements, mais ils étaient prometteurs.

J’ai l’art de prendre les mauvaises décisions exactement au moment où il ne faudrait pas les prendre, l’art de trouver un moyen pour que les femmes me fuient.

Quand elles ne me fuient pas, elles trouvent une raison de garder une certaine distance. Appréciant ma compagnie, appréciant ma conversation, mais sans plus, jamais.

J’ai la nausée, je me la donne.

]]>
2017-03-24T04:04:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Frustrations Frustrations Quand je me suis couché hier soir, c'était avec la ferme intention de commencer ce foutu contrat que j'ai accepté de faire. Puis, dès mon réveil j'ai été pris dans une conversation ne menant nulle part; conversation qui a heureusement été interrompue par une alerte de mon calendrier électronique. Malheureusement, cette alerte m'annonçait une réunion, dans 15 minutes, que j'avais complètement oubliée! Douche rapide, réunion trop longue, perturbée par des sms que l'expéditeur voulait hilarants mais qui n'ont réussi qu'à me mettre en rogne. Sorti de réunion, je fais un Quand je me suis couché hier soir, c’était avec la ferme intention de commencer ce foutu contrat que j’ai accepté de faire.

Puis, dès mon réveil j’ai été pris dans une conversation ne menant nulle part; conversation qui a heureusement été interrompue par une alerte de mon calendrier électronique.
Malheureusement, cette alerte m’annonçait une réunion, dans 15 minutes, que j’avais complètement oubliée !

Douche rapide, réunion trop longue, perturbée par des sms que l’expéditeur voulait hilarants mais qui n’ont réussi qu’à me mettre en rogne.
Sorti de réunion, je fais un crochet par les boutiques car je manque de linge "à la mode".
Au moins j’ai trouvé.
Rapidement en plus.
Une chance parce que les sms ont continué, ils étaient encore supposés être drôles (même auteur) mais n’ont fait qu’ajouter à mon impatience. Surtout qu’ils se sont transformés en coups de fil pendant que je mangeais ! J’avais beau refuser les appels et expliquer que je mangeais, la teigne s’entêtait. Pinçant une nouvelle corde sensible avec chaque essai.
C’est ça qu’on appelle le téléphone arabe?
Ça m’enrage qu’on me prenne pour plus naïf et moins rusé que je ne le suis en réalité. Comme si je savais créer un faux profil, un faux contact, lui donner les coordonnées d’une autre personne qui est dans le coup, ou pas, selon qu’on veut piéger qu’un seul ou les deux.

O ! En plus je voulais acheter une plante carnivore, j’avais une espèce spécifique en tête. Évidemment la pépinière n’en avait pas reçue cette année. Je suis reparti avec une espèce similaire mais, qui à part d’être carnivore n’avait rien de la plante que je voulais . Je n’ai pas grand espoir qu’elle fasse le boulot…

Ma vahiné était débordée à son travail, pas étonnant sachant qu’elle dirige 5 départements de l’entreprise. Du matin jusqu’au milieu de l’après-midi, j’ai réussi à lui soutirer 5 mots à peine, peut-être 6… Puis, quand je lui ai dit espérer qu’elle prenne au moins le temps pour une pause-café, elle a eu ce lumineux : "I don’t need coffee, I need a hug".

Et il y a eu ce : -"Comment a été ta soirée d’hier?" +"Bien" -"Tu n’as pas trop souffert?" +"Oui" -"Ça me fait plaisir" +"Ça te fait plaisir que je souffre ? Merci, ça me touche" -"O, je croyais que tu disais ne pas avoir souffert" +À moi-même : "j’ai pourtant répondu oui à ta foutu question il me semble" -"Raconte moi s’il te plaît" +À moi-même d’abord : "pour que tu te réjouisses un peu plus?" mais je dis : "Attends, quand je serai chez moi" -"D’accord!"...
Bien sûr que ma soirée d’hier n’a jamais été ramenée sur la tapis ! Il faut vraiment s’intéresser pour ramener ces sujets. Il faut penser à l’autre, au moins un peu. Mais quand on n’a jamais eu que son petit nombril....
Ça m’aurait fait trop de bien d’en parler, il y a des choses qui ne se relatent qu’en paroles quand on n’a pas le talent suffisant pour les mettre en mots.

Une tempête avait laissé plus de 45 cm la semaine dernière, la fonte avait repris depuis… pourquoi fallait-il que la température frôle les -15 aujourd’hui ?

]]>
2017-03-23T03:33:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Dechire Déchiré Une autre journée marquée par les émotions. Encore les femmes de ma vie qui m'en font voir de toutes les couleurs. Mélange de tristesse et de rage devant la première qui s'enlise dans une dépendance néfaste. C'est tellement insupportable d'assister à sa rechute sans pouvoir intervenir. Peu importe ce que je dis, elle interprète tout de façon à nourrir son addiction. Tout est rationalisé en fonction de sa servitude. Même quand elle verbalise haut et fort son calvaire, elle finit par essayer de me convaincre que c'est de sa faute de toute façon, ou qu'elle n'a que ce qu'elle Une autre journée marquée par les émotions. Encore les femmes de ma vie qui m’en font voir de toutes les couleurs.

Mélange de tristesse et de rage devant la première qui s’enlise dans une dépendance néfaste. C’est tellement insupportable d’assister à sa rechute sans pouvoir intervenir. Peu importe ce que je dis, elle interprète tout de façon à nourrir son addiction. Tout est rationalisé en fonction de sa servitude. Même quand elle verbalise haut et fort son calvaire, elle finit par essayer de me convaincre que c’est de sa faute de toute façon, ou qu’elle n’a que ce qu’elle mérite.
Et ça me tue…

Souffle coupé quand, de nulle part, la deuxième habituellement monosyllabique ou presque, demande : "you like me?"
-"I do, a lot, actually… what about you, you like me too?"
-"Yeah. And I loved how we danced together, I loved to feel you."
-"Feel me?"
-"I loved how quickly you reacted when I rubbed on you..."
-"I liked it when you did, I wanted to grab your waist so much and pull you towards me!"
-"Next time… ;-) "
Nous avons poursuivi comme ça un moment, elle s’amusait vraiment à m’allumer, puis nous avons convenu d’un nouveau rencard le weekend prochain…

Rires, pleurs et frissons avec la troisième que je n’avais pas vue depuis quelques mois, qui ma raconté les enfers dans lesquels elle a dû descendre ces dernières années, les deuils qu’elle a dû porter et sa renaissance la laissant plus resplendissante que jamais. Il y a encore, il y aura toujours, des non-dits entre nous, sa conviction que notre amitié est trop précieuse pour la risquer sur le bûcher de l’amour et ma certitude que sa crainte est non-fondée. Nos rencontres ont toujours été précieuses et trop espacées. En nous quittant, j’ai vu poindre l’espoir qu’elles deviennent bientôt plus régulières.

Je vous aime.

]]>
2017-03-22T05:08:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Ebranle Ébranlé Lent début de semaine, je n'ai travaillé que de 8h00 à 20h30; court lundi à comparer à mes lundis habituels. Beaucoup d'émotions par contre, mon petit coeur a été bousculé aujourd'hui. À commencer par cette chère amie qui semble s'enliser dans une histoire tordue à laquelle elle aurait dû mettre fin il y a longtemps. Ça fait des mois que je lui ai conseillé d'arrêter; des mois que je crains qu'elle ne se prenne dans un engrenage qu'elle ne soupçonne pas, qu'elle ne veut pas soupçonner. Depuis quand les femmes écoutent-elles les conseils (très avisés) qu'on leur donne? Lent début de semaine, je n’ai travaillé que de 8h00 à 20h30; court lundi à comparer à mes lundis habituels.

Beaucoup d’émotions par contre, mon petit coeur a été bousculé aujourd’hui.

À commencer par cette chère amie qui semble s’enliser dans une histoire tordue à laquelle elle aurait dû mettre fin il y a longtemps. Ça fait des mois que je lui ai conseillé d’arrêter; des mois que je crains qu’elle ne se prenne dans un engrenage qu’elle ne soupçonne pas, qu’elle ne veut pas soupçonner. Depuis quand les femmes écoutent-elles les conseils (très avisés) qu’on leur donne?
Bref, je ne suis qu’un témoin de son erreur et je ne peux qu’attendre le moment de "ramasser les morceaux". Je suis trop sensible, je ne devrais pas me laisser atteindre par ça.

Ensuite il y a Zo, elle m’a demandé de lui réserver ma soirée de mardi : resto et/ou ciné. Ça va me faire plaisir de la revoir, je lui ferai un câlin tel qu’elle risque de terminer la soirée à l’hôpital avec quelques côtes fêlées. Sans que je ne lui demande pourquoi tout à coup elle avait envie de me voir, elle m’en a donné la raison : elle a besoin de conseil sur "sa fréquentation". Moi qui croyais qu’il ne s’agissait que d’un fuck-friend (je peux vivre avec ça, même si l’idée me heurte), voilà que j’apprends que son statut est incertain, donc qu’elle envisage de le fréquenter officiellement (chaque fois, c’est plus fort que moi, ça m’arrache le coeur). Son hésitation ? Il fréquente les maisons de jeux...
Misère… déjà que son dernier était du type para-militaire, avec tout le profil psychosocial qui vient avec; voilà qu’elle se frotte à un gambler… Quand je lui ai demandé si c’était le risque qui l’allumait, elle n’a répondu que par un "lol".
Ça promet pour mardi soir !

Finalement, ma vahiné… nous avons lunché ensemble (par le plus grand des hasards, nos boulots respectifs ne sont qu’à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre). Tout semblait bien allé… depuis le début, c’est elle qui prend l’initiative de la discussion et qui montre son intérêt. Je montre le mien aussi, car il est bien réel, mais elle est bien plus proactive que les femmes ne le sont habituellement. Pendant le lunch elle m’a même montré des photos de sa famille, etc… Puis, tout à coup, comme je revenais des toilettes où je ne m’étais absenté que pour 2 minutes, elle m’a dit sans plus de préavis : "bon, je te laisse, je dois retourner au bureau".
Elle qui me disait au début du lunch qu’elle n’avait pas à retourner au boulot pour une heure précise ! Qu’elle avait tout son temps.
Je suis resté coi, lui ai sagement bisouté les joues en précisant que j’espérais la revoir, au plus tard, le weekend venu. Elle a vaguement répondu "on se texte" avant de partir en voiture.
Une fois assis à mon pupitre, de retour au travail, je lui ai texté "are you ok?" auquel elle s’est contenté de répondre "busy".

Ça fait pas mal d’émotions pour mon grand coeur sensible. C’est une chance qu’il soit fait fort !

]]>
2017-03-21T02:02:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Peinard Peinard Petit weekend (presque) sans histoire. Vendredi soir relaxe, lecture, vin, encens... Premiers échanges aussi avec une dame, photographe de son métier. Comme moi, en quête de l'âme soeur. Charmante, sympathique, dynamique dans nos échanges. Je suis incertain... d'un côté, j'ai envie de faire sa connaissance parce qu'elle m'a semblé vraiment différente de toutes les dames avec qui j'ai eu le privilège de discuter en 10 ans de célibat; d'un autre côté, sa façon de dire qu'elle "travaille pour voyager" et l'énumération qu'elle a faite de ses possessions matérielles m'ont laissé Petit weekend (presque) sans histoire.

Vendredi soir relaxe, lecture, vin, encens… Premiers échanges aussi avec une dame, photographe de son métier. Comme moi, en quête de l’âme soeur. Charmante, sympathique, dynamique dans nos échanges. Je suis incertain… d’un côté, j’ai envie de faire sa connaissance parce qu’elle m’a semblé vraiment différente de toutes les dames avec qui j’ai eu le privilège de discuter en 10 ans de célibat; d’un autre côté, sa façon de dire qu’elle "travaille pour voyager" et l’énumération qu’elle a faite de ses possessions matérielles m’ont laissé un peu perplexe. M’a-t-elle dit ça parce qu’elle tenait à ce que je sache qu’elle n’est pas à la recherche d’un "pourvoyeur" ? Ou est-elle du genre qui a besoin de se la péter ?

Samedi matin bénévolat. J’aime toujours autant. Bien que ce n’était que ma 3e matinée et qu’il manquait beaucoup de familles… Il manquait aussi une des deux "facilitatrices" (elle a fait une mauvaise chute dans l’escalier de leurs locaux… nez fracturé et ecchymoses nombreuses). Nous étions trop de bénévoles pour pas assez de familles. En sortant, j’ai offert à Lucie (facilitatrice) de "remplacer" sa patronne pendant son absence et l’aider à planifier/animer le groupe. Elle va mijoter ça dans sa jolie tête et me faire signe.

Samedi après-midi, cuisine et lecture. Même s’il faisait beau et chaud dehors, je ménage mes jambes encore un peu, dans 3 ou 4 semaines ce sera bon, je sortirai marcher et tout. J’ai réussi mon poulet "à la portugaise", facile quand il vient dans un emballage tout assaisonné ! Lolita continue de me séduire, même si l’histoire a pris une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. O ! j’ai aussi écrit une lettre, du genre qu’on met à la poste. Je l’ai postée aussi (j’ai commencé en disant que je n’avais pas profité du weekend, mais j’ai marché 5km, malgré mes jambes, pour la mettre à la poste). C’est pour une chère amie lointaine qui ne s’y attend pas du tout. J’ai acheté du papier lettre, exprès pour ça. La jeune commis de la librairie n’avait jamais vu ça du papier à lettre, elle ne savait pas qu’ils en tenaient ! C’est un "art" qui se perd. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça… j’en avais juste envie. J’espère juste que ça la fera sourire.

Samedi soir, rencard. Vanessa la jolie vahiné (de l’île Maurice en réalité, mais j’aime le mot vahiné et je trouve que ça lui va bien). Petite, féminine, dynamique. Elle avait mis sa "mini dress" (comme elle dit) et de jolies bottes à talons hauts comme ça ! Tout pour que je craque quoi. Ai-je craqué?
La question est plutôt "comment aurais-je pu ne pas craquer?"
1m55, 50 kg (j’imagine, j’ai pas demandé), une peau caramel, de longs cheveux d’ébène, des yeux rieurs, des lèvres rouges, 2 ou 3 (je ne sais plus) diplômes universitaires, beaucoup d’humour, spontanée, simple, authentique...
Sur les tabourets, haut-perchés, de la Maison du Jazz, déjà, je me suis laissé conquérir, lentement, mais sûrement. Quand, à une heure du matin, ils nous ont chassés pour mettre la clé sur la porte. On s’est regardé, surpris, se demandant quoi faire… On va danser ! Quelle bonne idée.
La barmaid nous a référé un endroit (je n’avais pas mis les pieds en boîte depuis un siècle au moins). Vanessa m’a remis les clés de sa voiture (une femme qui aime que l’homme conduise… le rêve!). Une fois en boîte, elle a pris ma main pour nous guider jusque devant un de ces gigantesque hauts-parleurs et nous avons dansé, dansé. Malgré mon mal de jambes, oui. A man’s gotta do what a man’s gotta do!
C’est la technologie des hauts-parleurs qui s’est améliorée ? Je ne me souviens pas que la musique était aussi forte à l’époque. Les notes de basses faisaient vibrer tout l’édifice, ainsi que mes entrailles puisque je dansais à 30 cm d’une de ces bêtes… encore heureux que je m’en sois tiré sans hémorragie interne!
L’homme est bête, j’en suis tout un ! Gonflé d’orgueil à constater que tous les regards étaient braqués sur elle. La danseuse la plus attirante de toute la boîte, samedi soir, était ma compagne ! En la quittant momentanément pour aller aux toilettes, je lui ai souhaité bonne chance. Elle m’a regardé sans comprendre. Quand je suis revenu sur la piste, ils étaient 5 mâles l’entourant. En m’apercevant, elle s’est jetés dans mes bras, les siens autour de mon cou : "Tu es de retour, merci!" -"Embrasse-moi"
Et c’est comme ça, preux chevalier à la rescousse de la princesse assaillie par de vilains chevaliers noirs, que j’ai eu droit à mon premier baiser.
I’m in love with the shape of you
We push and pull like a magnet do
Although my heart is falling for you
I’m in love with your body...
Nous avons dansé jusqu’à la fermeture de cette boîte aussi. Avant de la laisser prendre la route vers chez elle, en échangeant un dernier baiser, nous avons promis de remettre ça.
Coupant l’herbe sous le pied de la photographe à qui je parlais vendredi, such is life…

Dimanche matin, je me suis levé trop tôt après n’avoir (mal) dormi que 3 ou 4 heures, conversation plaisante oblige, on s’est bien marrés. Merci douce amie pour cette belle conversation !

Dimanche après midi, marche pour poster la lettre, poursuite de la discussion du matin, tentative de me remettre de la veille…

Dimanche soir, soirée relaxe au salon, devant le match de hockey, Montréal a battu Ottawa pour un deuxième soir de suite, presque du hockey des séries. Multiples tentatives de converser au téléphone avec ma vahiné, autant d’interruptions de son côté que du miens. J’ai continué à ressentir les effets de la veille, alors que je n’avais pas bu tant que ça… j’aurais dû être plus fin et entrecouper mes 3 verres de vin avec des verres d’eau. Nous irons luncher un jour dans la semaine qui vient…

J’oubliais, pendant le week-end, une amie que j’affectionne particulièrement m’a annoncé le décès d’un membre de sa famille. Bon, ça faisait un petit moment qu’on ne s’était parlé et elle avait d’autres trucs à me dire, alors elle n’a effleuré que ce décès. Mais ça m’a attristé. D’abord les tristes circonstances du décès : une dame qui a abandonné sa lutte contre le cancer. Ensuite parce que, bousculé par tout ce qu’elle voulait me dire en même temps, je pense ne pas lui avoir bien exprimé mes sympathies. Pour elle, pour les autres membres de sa famille aussi. Elle est "tissée serrée" cette famille. Ça a dû être un choc et j’aurais voulu qu’elle sache bien que ce décès ne m’a pas laissé indifférent. Après je n’ai pas voulu la relancer, je n’ai pas osé perturber leur deuil. Mais bon, si elle me connaît, je suppose qu’elle sait que mon coeur est avec elle et les siens. Dernière minute : on s’est reparlé dimanche (je ne m’y attendais pas) et j’ai pu lui faire part de mon chagrin. C’est bon.

]]>
2017-03-20T03:15:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Voila Voilà ! Longue semaine qui vient de se terminer. Beaucoup de choses à faire, beaucoup d'adaptation, des décisions (certaines plus difficiles que d'autres) à prendre, des émotions variées. Je suis content de m'être enfin mis à la lecture de Lolita. Quelle belle surprise que ce roman! Tout le contraire de ce à quoi je m'attendais. Je m'étais préparé pour une longue et sombre torture, alors que c'est brillant et dynamique. J'ai terminé la première partie du roman un peu plus tôt aujourd'hui (je m'attaquerai à la deuxième partie tout de suite après avoir publié) et je comprends Longue semaine qui vient de se terminer.
Beaucoup de choses à faire, beaucoup d’adaptation, des décisions (certaines plus difficiles que d’autres) à prendre, des émotions variées.

Je suis content de m’être enfin mis à la lecture de Lolita. Quelle belle surprise que ce roman ! Tout le contraire de ce à quoi je m’attendais. Je m’étais préparé pour une longue et sombre torture, alors que c’est brillant et dynamique. J’ai terminé la première partie du roman un peu plus tôt aujourd’hui (je m’attaquerai à la deuxième partie tout de suite après avoir publié) et je comprends pourquoi le nom de Lolita est passé dans la culture générale et à l’histoire. Nabokov a su, en s’engageant sur un terrain des plus périlleux, mettre en mot le plus profond fantasme mâle. L’âge de sa Lolita ne servant qu’à capter/captiver encore plus l’imaginaire collectif.

Je suis heureux d’avoir posé un lapin à une baise potentielle ce midi et d’être plutôt allé luncher avec deux collègues. Nous avons ri comme des enfants et, je dois l’avouer, ça m’est rarement arrivé qu’un collègue, avant de sortir du resto, me mette la main sur l’épaule et me dise : "I missed you, Buddy!"

Je suis soulagé d’avoir annoncé à ma patronne, en fin de journée aujourd’hui, que j’acceptais de prendre les nouvelles responsabilités qu’elle m’a proposées. J’aurai la pression d’apprendre rapidement un poste relativement névralgique, mais je n’aurai plus à endurer certains irritants et me débarrasserai de certaines frustrations. En plus, j’ai réussi à obtenir que ma décision soit révisée dans un an. Au pire je retournerai à mes amours actuelles.

Je suis fier d’avoir "scrappé" mon autre journal et d’avoir recommencé à zéro. L’autre reposant sur de fausses fondations, n’était qu’une perte de temps puérile. Bon, ça m’a quand même apporté un certain plaisir, mais le plaisir malin n’est pas sain.

Il y a eu des choses moins positives aussi, bien sûr, mais sommes toutes mineures.

Je préfère terminer la semaine sur ma petite anecdote du supermarché en sortant du boulot : je m’achète toujours une cruche de jus d’oranges quand je passe par là. Elles sont dans un des premiers comptoirs réfrigérés à l’entrée. Je m’y suis donc dirigé dès mon arrivée, je n’avais que quelques emplettes à faire et comptais régler tout ça de manière expéditive. Arrivé au comptoir, l’accès m’était interdit par un couple de vieillards qui, ne trouvant pas la marque "maison" sans pulpe, étaient placés devant un dilemme : quoi boire!
L’homme et la femme, qui devaient avoir en moyenne 95 ans, étaient placés à chaque extrémité de leur chariot. Si bien qu’à eux trois, ils bloquaient tout le comptoir.
Mon premier réflexe a été de m’excuser à haute voix pour qu’ils dégagent l’accès.
Puis, réalisant qu’on était vendredi et que j’avais la vie devant moi, je me suis reculé et accoudé à un autre frigo pour les admirer. Il semblait vraiment mal en point, elle était un peu plus pimpante. Elle soulevait les cruches, les unes après les autres, pour lui lire les étiquettes. Chaque fois elle devait se pencher au-dessus du panier car il était dur d’oreille. Ç’aurait été plus simple et plus facile s’il s’étaient tenus à la même extrémité, mais j’ai comme l’impression qu’ils avaient besoin de s’y accoter pour ne pas tomber et que le chariot aurait basculé s’ils s’étaient appuyés du même côté.
C’est ça ou alors ils avaient le sang trop chaud et craignait de ne pouvoir se contrôler s’ils se retrouvaient trop près l’un de l’autre!
Leur manège a duré cinq bonnes minutes avant qu’il ne se dirigent enfin vers les viandes.
Je n’ai pas osé les suivre, mais les voir aussi complices et attentionnés m’a fait chaud au coeur et (un peu) réconcilié avec l’humain.

]]>
2017-03-18T02:45:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Vain Vain Préambule Les plus grandes leçons de vie ne sont pas nécessairement les plus longues, ni les plus complexes. Mon père, qui s'était fait une culture générale des plus impressionnantes sans aller à l'école et qui pouvait discourir sur à peu près n'importe quel sujet sans rater son coup, était, paradoxalement, un homme de peu de mots. Si bien que c'est sans en prononcer un seul qu'il m'a servi une des leçons les plus précieuses qui soient, leçon que j'applique régulièrement. Bras de fer Arrivés à l'adolescence, les jeunes hommes sentent le besoin de se mesurer à leur père. Préambule
Les plus grandes leçons de vie ne sont pas nécessairement les plus longues, ni les plus complexes. Mon père, qui s’était fait une culture générale des plus impressionnantes sans aller à l’école et qui pouvait discourir sur à peu près n’importe quel sujet sans rater son coup, était, paradoxalement, un homme de peu de mots. Si bien que c’est sans en prononcer un seul qu’il m’a servi une des leçons les plus précieuses qui soient, leçon que j’applique régulièrement.

Bras de fer
Arrivés à l’adolescence, les jeunes hommes sentent le besoin de se mesurer à leur père. C’était mon cas il y a bien des années; le cas de mon cadet aussi, il y a deux ans à peine.

Mon père était un ancien béret vert lors de la WWII. Il avait appris à manier tous les types d’armes. Il était versé aux techniques de combats et tout le reste utile à une machine à tuer. Ce n’est donc pas un adolescent boutonneux, son sixième fils de surcroît, qui allait l’énerver en le défiant au bras de fer. Match après match, il bloquait patiemment mes efforts, me laissant me fatiguer, puis quand il sentait que je n’avais plus de force il rabattait mon bras très lentement. Ses victoires étaient indéniables. Jamais il ne les célébrait. Mon père avait le triomphe humble, imperturbable.

Comme le temps qui poursuit son oeuvre, jour après jour; qui renforce l’adolescent sans effort particulier de ce dernier et qui ramollit l’homme très mûr, contre sa volonté.
Avec le temps donc, je me fatiguais moins vite et il devait forcer plus.

Le jour vint où, sans que je n’arrive à le battre, j’étais capable de débloquer sa prise et de "lui en donner pour son argent". Inutile de dire combien je gagnais en assurance et en fanfaronnades, prédisant le jour prochain où ce serait sa main à lui, trois fois plus grosse que la mienne, qui toucherait le bois de la table de cuisine.

Un soir d’été, alors qu’il y avait plus de témoins qu’à l’habitude, j’ai défié mon père une dernière fois, confiant de connaître enfin la victoire. Lui, si décontracté en temps normal, me paraissait tendu. En déposant mon coude, main ouverte, nerfs et muscles crispés, souffle court, j' ai vu le doute dans ses yeux.
Il s’est installé, a pris ma main dans la sienne et une de mes soeurs, je ne me souviens plus très bien laquelle, a crié : "GO!".

Plus vif que lui et, j’osais le croire, plus confiant, j’ai fléchi son bras en une fraction de seconde ! Je n’en croyais pas mes yeux, j’étais déjà à mi-parcours… Mais, sans doute trop confiant et négligeant l’expérience du bonhomme, j’ai lentement perdu l’avance si rapidement gagnée. Si bien qu’au bout d’une minute qui me semblait pourtant une heure, nous étions revenus au point de départ, nos deux bras bien droits, nos souffles haletants.

Pendant une autre éternité, les seuls mouvements perceptibles étaient les tremblements de nos mains et nos gouttes de sueurs glissant de nos fronts.
Avec le passage de chaque seconde, mes chances de victoire augmentaient, j’en jubilais d’avance; impossible que le vieux ait plus de réserve que moi.
Alors j’ai osé le narguer en lançant : "On a un nouveau champion!"

C’est à cet instant précis que ça s’est passé. En un éclair, à peine le "on" prononcé, son bras a cédé. Mes lèvres n’avaient même pas encore commencé le "a" qu’il me restait moins de 25% de la trajectoire à terminer. Je gagnais ! Enfin ! De façon éclatante en plus!
Un moment historique, ça se savoure...
J’ai diminué la pression pour parcourir les derniers centimètres, lentement, triomphalement… "un"...
Comment!?!?!?!?!? ! "nou..."


-CLAC!!!!!!!!

Dans un fracas sans précédent, ma main, MA MAIN, a frappé la table du revers, scellant du même coup l’issue du dernier match de bras de fer entre nous. "veau champ..."

Le vieux renard, sans doute las d’affronter un adversaire ne lui arrivant pas à la cheville, avait décidé de faire la leçon. Relâchant sa prise un dixième de seconde à peine, il savait bien que mon inexpérience et ma sottise me feraient relâcher la mienne. Et c’est sans prononcer un mot, peut-être pour que la stupidité des miens éclate encore plus, qu’il m’a renversé d’un geste violent après m’avoir laissé croire que j’avais gagné; puis il s’est levé et a quitté tranquillement la table, muet comme une carpe.

You’re so vain
En racontant cette histoire, je ne peux m’empêcher d’avoir en tête le refrain de ce vieux succès de Carly Simon :

You’re so vain,
You probably think this song is about you
You’re so vain,
I’ll bet you think this song is about you
Don’t you?
Don’t you?
Don’t you?

Par ici la sortie
Il y a 6 mois environ, il est venu habiter avec moi parce que ça n’allait vraiment plus avec sa mère. Trop stricte, selon lui. Invivable, imprévisible, colérique, rancunière, injuste...
Il m’a fait la liste des défauts de sa mère dès le premier soir.
Ne pouvant le contredire (je ne l’ai pas divorcée sans raison après tout), je m’étais rabattu sur un laconique, mais néanmoins vrai : "C’est quand même ta mère, tout ce qu’elle fait c’est pour ton bien et tu lui dois le respect; donc je ne veux plus t’entendre sur ce sujet".
Il croyait venir en vacances chez moi. Il n’avait pas tout à fait tort.
Ce n’est pas le régime militaire chez moi, je n’y crois pas. Menant moi-même un vie peu structurée, je me verrais mal régenter la sienne.
Mis à part les règles élémentaires de savoir-vivre, je n’avais posé que deux conditions : 1- qu’il garde sa chambre et les espaces de vie commune dans une propreté raisonnable; 2- qu’il poursuive ses études jusqu’à obtention d’un diplôme (en gardant un comportement civique à l’école évidemment).
Il réussit bien, depuis ce temps, à l’école. Trop bien. Tellement bien que nul ne peut s’empêcher de regretter qu’il ne mette ni son intelligence, ni sa vivacité d’esprit à "bon escient".
Six mois qu’il utilise plutôt tout son talent à plier les règles, en trouver les failles et abuser de toutes les situations pour tester ma patience, celle de mes nombreux contacts et celle de l’ensemble du personnel de son école.
Aujourd’hui il m’a ridiculisé une ultime fois en ne se présentant pas au stage que je lui avais trouvé au sein d’un organisme communautaire dont je suis membre du conseil d’administration. Ajoutant l’insulte à l’injure, il m’a même texté en fin d’après-midi pour me demander d’aller le reconduire à son petit boulot d’étudiant dans un restaurant italien du quartier.

Pour toute réponse, je lui ai accordé une semaine pour trouver un autre endroit où habiter.

]]>
2017-03-17T05:55:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Pervers Pervers J'ai pas profité de ma journée de congé pour travailler sur mon "contrat". J'en avais pas envie. De toute façon j'avais oublié le document au bureau et il m'était impossible d'aller le récupérer. J'ai pas profité de la tempête de neige pour aller faire de la photo. Il en est tombé plus de 35 cm, ça aurait été tout beau, tout blanc; mais il a continué de neiger et venter, beaucoup, toute la journée. J'avais pas envie de poudrerie dans le visage. Puis j'ai trop mal aux jambes pour marcher dans autant de neige. J'ai plutôt laisser la lumière entrer dans ma chambre, puis je me J’ai pas profité de ma journée de congé pour travailler sur mon "contrat". J’en avais pas envie. De toute façon j’avais oublié le document au bureau et il m’était impossible d’aller le récupérer.

J’ai pas profité de la tempête de neige pour aller faire de la photo.
Il en est tombé plus de 35 cm, ça aurait été tout beau, tout blanc; mais il a continué de neiger et venter, beaucoup, toute la journée. J’avais pas envie de poudrerie dans le visage. Puis j’ai trop mal aux jambes pour marcher dans autant de neige.

J’ai plutôt laisser la lumière entrer dans ma chambre, puis je me suis trouvé un e-book et j’ai lu, toute la journée. Il y avait un bail que je ne m’étais pas fait autant plaisir :

Une fois installé, mon café tout près, l’inspiration m’est venue pour le choix du livre. Quelqu’un (qui déjà ? peu importe...) m’a récemment demandé de lui recommander de la lecture érotique. Je me souviens avoir préféré répondre bêtement 50 Shades, le Marquis de Sade puis, en dernier recours, Histoire d’O...

Mes recommandations avaient fait choux blanc, comme je m’y étais attendu. Mais j’avais préféré décevoir que de recommander un livre que je n’avais pas encore lu même s’il m’intriguait depuis des années déjà. Je dois dire que ma seule aventure avec la littérature russe se limitait à La steppe, de Tchekhov. Livre dont j’avais pu apprécier la qualité littéraire, certes, mais que j’avais eu peine à terminer tellement le rythme était lent et le ton monotone. À l’image de la steppe russe, selon les critiques que j’avais lues à l’époque. Ces mêmes critiques disant de Tchekhov qu’il était une figure emblématique de la littérature de son pays, je m’étais juré de ne jamais donné sa chance à un autre Russe.

Aujourd’hui l’occasion était trop belle, je m’y suis risqué.
Première surprise, l’auteur russe en question s’était expatrié aux USofA avant de pondre son classique.
Deuxième surprise, c’est en anglais qu’il s’est commis.
(Déjà, je me félicitais de ce flash qui m’était venu. J’ai lu beaucoup en anglais, mais pratiquement que des ouvrages de références. Ce n’est pas un petit roman érotique qui allait me faire peur.)
Je l’ai donc acheté dans sa version originale anglaise (quel choix heureux) : Lolita, de Vladimir Nobokov.
Troisième surprise, le style et le rythme de Nobokov n’a absolument rien en commun avec Tchekhov.
(Du pur bonbon.)

J’ai lu, je pense, les 20 premiers chapitres. Bon, certains chapitres sont très courts, il faut le dire. Mais il faut aussi dire que la plume savante de Nobokov ne peut se lire distraitement. Sa prose est fluide, animée, imagée, imaginative et terriblement séduisante. Mais il faut parfois relire deux, voire trois, fois pour être certain de bien comprendre. Et je ne parle même pas des tonnes de références historiques, culturelles, littéraires, etc. Dont la plupart, je l’avoue humblement, m’échappent.
Nobokov, en anglais, se lit donc lentement. Je dirais même qu’il se déguste, se savoure.

Il a fait scandale en 1955 quand il a été publié?
J’avoue que je peux voir pourquoi : un mec d’une cinquantaine d’année qui raconte avec délice sa liaison amoureuse, charnelle et passionnelle avec une enfant de 12 ans; peu d’auteurs auraient le courage, même aujourd’hui, de s’y abandonner, sans réserve. (Ha si, quand même, il s’est gardé une petite grande gêne : rien de graphique, ni de vulgaire dans son récit.)

Sans faire l’apologie de la pédophilie (mais sans la condamner non plus), je dois avouer que certains passages sont d’une sensualité et d’un érotisme hors du commun.

J’ai du me faire violence pour cesser de lire et vaquer à mes obligations.

Mais j’ai déjà hâte à demain, pour me délecter encore…

]]>
2017-03-16T04:11:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Puant Puant Maudit câlice! Comment j'ai pu faire pour me tromper? Et deux fois plutôt qu'une! J'avais pourtant pris la peine de regarder avant de les prendre sur les tablettes: "Glacier" et "Fraîcheur active"... Misère... Ça fait presque 40 ans que je ne porte que l'odeur "originale" (je ne lui connais pas d'autres noms)... Non seulement ça! Je me suis aussi trompé en achetant de l'assouplissant à textile en pensant que c'était du savon à linge (détergent?)!!!! Violette-lavande-agrume... méchant mélange... Bon, je vais acheter du détergent dès que je passe par un magasin, mais je ne vais Maudit câlice!
Comment j’ai pu faire pour me tromper ? Et deux fois plutôt qu’une!
J’avais pourtant pris la peine de regarder avant de les prendre sur les tablettes : "Glacier" et "Fraîcheur active"... Misère… Ça fait presque 40 ans que je ne porte que l’odeur "originale" (je ne lui connais pas d’autres noms)...

Non seulement ça ! Je me suis aussi trompé en achetant de l’assouplissant à textile en pensant que c’était du savon à linge (détergent?)!!! ! Violette-lavande-agrume… méchant mélange…

Bon, je vais acheter du détergent dès que je passe par un magasin, mais je ne vais quand même pas jeter mes deux désodorisants !

J’en aurai pour deux ou trois mois à puer le féminoïde… ça me servira de leçon.

À part de m’auto-dégoûter à sentir le "glacier" (j’ai même pas osé humer la "fraîcheur active" encore), ça a été une super journée.
Heure avancée oblige, j’étais déjà réveillé à 5h30 du mat. Physiothérapie à 7h30, boulot à 8h30… mais retour à la maison plus tôt qu’à la normale pour cause de tempête de neige !

Ma patronne (que je vois si rarement) a tenu à me rencontrer pour me proposer de nouvelles tâches, pas tout à fait une promotion, certainement pas une démotion… un pas de côté si on veut… Selon elle, et tous les collègues que j’ai consultés (ils n’ont rien à gagner à me mentir, ni à ce qu’un incapable prenne ces tâches, donc je ne peux que les croire), je suis de loin la personne la plus apte à combler ces fonctions… Elle me veut tellement dans cette position (il s’agit d’une demi-fonction en réalité) qu’elle me laisse poursuivre les tâches qui me tiennent le plus à coeur et abandonner celles (les rares) qui me font vraiment chier. Difficile de refuser, mais j’ai quand même demandé jusqu’à jeudi pour y penser. Je pense bien que je vais accepter car ces nouvelles responsabilités me permettront de comprendre notre système en profondeur et me donneront un "statut" plus officiel et stratégique dans la boîte, je serai un genre de "gardien des sceaux" si on veut, tout en gardant tout ce que j’aime tellement faire, je n’arrive pas à trouver un mauvais angle à sa proposition.
J’y pense tout à coup : j’ai même pas demandé si ça venait avec un ajustement de salaire…

À l’instant même où je passais la porte de chez moi, message de Ji (ça faisait un bail) pour m’annoncer que, si tout va bien, elle sera dans mon coin de pays bientôt et pour quelques jours en plus ! Si ça se concrétise, je prends congé et me transforme en valet-chauffeur-homme à tout faire-garde du corps...
Si Ji n’a jamais eu d’homme à ses pieds, c’est sur le point de changer.
Ji c’est la douceur, le calme, la classe, la féminité, la culture, l’humour, la finesse d’esprit, la beauté et la jeunesse (mais pas trop) savamment dosés et mixés.
Bon, il y a encore loin de sa croupe à mes lèvres, mais l’homme vit d’espoir et j’en suis un.

Sinon y’a Zo qui m’a laissé entendre qu’elle a une fréquentation… Jolie façon d’éviter de dire fuck-friend, mort de rire.
Pas son premier, probablement pas son dernier, à moins qu’elle ne finisse par céder à mes avances, évidemment.

Zo-Ji sont aux antipodes, pourtant elles sont toutes deux absolument et totalement FEMMES.
Si j’avais à choisir un jour, Zo l’emporterait sans l’ombre d’une hésitation. Aucune ne lui arrive à la cheville.
Ce jour n’arrivera pas, je divague.

En soirée, la télé par satellite faisant défaut, je me connecte sur le site de BELL et choisis l’option "clavardage" pour discuter avec le soutien technique. Ce n’est pas ma première fois, je sais très bien que toute l’équipe technique de ce joyau canadien est basée au Maroc (vive le cheap labor), mais j’ai joué l’ignorant et ai posé des questions personnelles au beau milieu des questions techniques. Du grand flirt, mais tout en sous-entendus, sans jamais tomber dans le lourd et l’évident. Je me suis rapidement fait inviter à visiter le Maroc, visite guidée et privée svp ! Ce n’est qu’après lui avoir donné, comme demandé, mon adresse de courriel personnel et mon numéro de cellulaire pour qu’on se rejoigne sur Viber ou Whatsapp que je me suis aperçu que Youness est un prénom d’homme au Maroc!!!! ! Le mec devait se marrer grave derrière son écran, j’étais seulement le premier imbécile à prendre son prénom pour un prénom de femme !

Vraiment, si le ridicule tuait je serais mort il y a longtemps… hihihihohohahaha

Le plus drôle dans tout ça, c’est que pendant que le mec tentait de redémarrer ma connexion en se marrant du crétin qui le draguait en le prenant pour une femme, j’ai pris un balai, j’ai passé mon bras par la porte arrière et j’ai secoué la soucoupe en la frappant du balai pour la débarrasser du surplus de neige accumulée dessus. La télévision s’est mise à fonctionner immédiatement ! Mort de rire. Je suis tellement nul que je n’y avais pas pensé avant ! Ça m’apprendra à prendre les Youness pour de jolies Maghrébines…

La tempête de neige tant annoncée (paraît qu’elle est encore pire aux States), la dernière de l’année j’espère, fait rage depuis environ 14h00 cet après-midi (ils nous ont laissé quitter le bureau à 15h00 tellement c’était pas beau dehors) et elle ne s’est toujours pas calmée. Le vent aidant bien sûr, la neige accumulée monte à mi-hauteur de la porte qui donne sur mon balcon arrière. Ça m’étonnerait pas qu’au matin la porte entière soit ainsi bloquée. M’en fous, je ne travaille pas demain de toute façon. Il est encore tôt pour connaître le bilan puisqu’il est censé continuer de neiger toute la nuit, mais j’ai bien l’impression que nous aurons reçu plus de 25cm.

Je devrais entamer le petit à-côté que j’ai accepté, mais quelle occasion pour aller prendre quelques clichés !

]]>
2017-03-15T04:35:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Fatigue Fatigué L'heure avancée de l'est, enfin. L'augmentation des heures d'ensoleillement va s'emballer sous peu. Les effets bénéfiques, sur mon système, vont bientôt se faire sentir. On en était loin aujourd'hui! Les lundis sont toujours longs pour moi. J'étais au boulot à 8 h, j'ai remis les pieds chez moi à 21 h 30. En plus, j'ignore si c'est à cause du changement d'heure, il ne s'agit que d'une petite heure après tout, mais j'ai eu droit à un mal de bloc lancinant dès mon réveil et jusqu'aux environs de 17 h. Pénible début de semaine! J'écris ceci de ma chambre, elle est encore L’heure avancée de l’est, enfin.
L’augmentation des heures d’ensoleillement va s’emballer sous peu.
Les effets bénéfiques, sur mon système, vont bientôt se faire sentir.

On en était loin aujourd’hui!
Les lundis sont toujours longs pour moi.
J’étais au boulot à 8 h, j’ai remis les pieds chez moi à 21 h 30.

En plus, j’ignore si c’est à cause du changement d’heure, il ne s’agit que d’une petite heure après tout, mais j’ai eu droit à un mal de bloc lancinant dès mon réveil et jusqu’aux environs de 17 h. Pénible début de semaine !

J’écris ceci de ma chambre, elle est encore froide.
Mon pull n’est pas sur le lit, je le porte.
Sur l’écran de l’ordi à ma gauche : rien.
Une fois les moments sombres passés, je n’ai pas besoin de me "rassurer" en contemplant la misère des autres.
Les bouts de mes doigts commencent à picoter, je n’ai pas mangé depuis… je ne sais plus quelle heure… c’était en début d’après-midi. Je sens mon mal de tête qui veut revenir me hanter. Si je tarde trop, ce sera l’hypoglycémie.
Il y a des saucisses dans le four, je mangerai tout de suite après publié.

M n’essaie plus de me contacter; je pense, j’espère qu’elle a compris, pour de bon. Même si...
Même si l’obscurité est derrière moi. Même si, au moment d’écrire ceci, elle n’est pas aussi "dégoutante" que je la percevais. Même si, honnêtement, elle est très jolie femme.
Je ne veux plus la revoir. Elle était trop… "empressée"... "needy"...

Tiens?!?!?!
Zo qui me texte!?!?!?
Pourtant on se parlait il y a 3 jours à peine.
C’est vraiment pas dans ses habitudes.

Zo…

]]>
2017-03-14T02:57:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Lumineux Lumineux "Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité" - Carl Gustav Jung Heure avancée de l'est, enfin! Une heure de sommeil perdue, en théorie. Tant d'heures d'ensoleillement de gagnées! C'est pas aujourd'hui, à 15 degrés sous zéro et des vents de 25 km/h, que j'en ai profité. Surtout avec ce mal de jambes. En forme, je serais sorti, au moins un peu, pour célébrer le retour de la lumière. Mais les températures douces vont bientôt s'installer pour de bon. Avec elles, je sortirai. Je retrouverai cette énergie qui m'a cruellement "Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité" - Carl Gustav Jung

Heure avancée de l’est, enfin!
Une heure de sommeil perdue, en théorie.
Tant d’heures d’ensoleillement de gagnées !

C’est pas aujourd’hui, à 15 degrés sous zéro et des vents de 25 km/h, que j’en ai profité.
Surtout avec ce mal de jambes. En forme, je serais sorti, au moins un peu, pour célébrer le retour de la lumière.

Mais les températures douces vont bientôt s’installer pour de bon. Avec elles, je sortirai. Je retrouverai cette énergie qui m’a cruellement fait défaut ces dernières semaines; sans énergie, pas de moral; sans moral, pas de morale.

Fini, ce passage à vide, derrière moi.
À l’avenir, faudra voir à l’éviter.
Bien sûr, ce serait mieux de l’éviter.

C’est épeurant un passage à vide.
Moins pour soi, on a déjà connu ça (bon, déjà on ne le craint pas tant qu’on ne réalise pas y être...).
Pour les autres, surtout. Ceux qui n’ont jamais connu ça, d’abord.
Ceux qui ne nous connaissent pas, ensuite.
Les premiers nous croient faible, se croient plus forts.
Les seconds nous résument à ça. Ça les rassure je suppose.
Tout ce beau monde s’imaginent que ça ne peut pas leur arriver, que ça ne leur arrivera pas.
Alors ils fuient, ils te fuient.
À ceux là, je souhaite bonne chance. Si ils ne peuvent regarder la noirceur des autres en face, ils ne sauront jamais accepter la leur. Vaut mieux qu’ils ne connaissent jamais l’épreuve, encore moins l’échec. Ils risquent de se découvrir des noirceurs insoupçonnées, des vices, des tics...
Leurs petits coeurs risquent de flancher.

Le dernier (passage à vide) en lice était particulièrement sombre, pourtant j’en parle déjà au passé. Naufragé, j’ai touché le fond. Un instant, à peine, juste assez pour rebondir vers la surface.
Annuellement, avec nos hivers et ce manque de soleil, d’énergie, je souffre d’une baisse de régime. Mais rien, absolument rien, de comparable.

Courir… c’est un peu comme courir, pour moi. Je n’y avais pas pensé.

Je cours pour le plaisir (quand je ne suis pas blessé), pour me vider l’esprit, pour me détendre… Pas pour impressionner, pas pour briller, pas pour performer. Mis à part la course à pied en tant que telle, je ne m’entraîne pas. Quand je ne cours pas, je ne suis pas au gym à me construire un excédent musculaire. Je cours sur mes propres réserves. Si je me suis mal moins bien nourri dans le jours qui précèdent, je les épuise vite ces réserves.
Alors, les derniers km deviennent un vrai calvaire.
Surtout que je ne suis pas un parcours précis, je préfère improviser au fur et à mesure, les tracés bien définis ne sont pas pour moi; je n’emprunte pas, aveuglément, les chemins qu’on veut bien m’indiquer, m’imposer. Le confort des autres, celui que je n’ai pas "développé", c’est pas pour moi, non merci. Parfois j’en paie le prix...
Je me retrouve parfois à courir plus loin, plus longtemps, que je ne le devrais.

Certains coureurs s’apportent des jus, des gels, des barres énergisantes pour refaire le plein artificiellement et se croire meilleurs… pas moi. Parfois, rarement, je porte ma ceinture avec des bouteilles d’eau; la plupart du temps, je n’en bois même pas.
J’ignore pourquoi, mais je fais comme ça.

Une chose est claire, ce n’est ni par bravoure, ni par bravade.
Peut-être (sans doute?) que c’est parce que je suis issu d’une famille plus que modeste, sans ressources. J’ai déjà connu la misère.
J’ai déjà eu faim. Faim sans avoir à manger, ni les sous pour en acheter, ni personne pour m’en donner.

Peut-être (sans doute?) que c’est parce que j’ai toujours été un solitaire, autosuffisant. Je suis né dernier dans une famille si nombreuse que mon arrivée a à peine été remarquée. Je me suis construit, moi-même, en vrac et contre tous.

J’ai appris à ne dépendre de rien, ni de personne.

]]>
2017-03-13T04:25:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Hyper Hyper Sensible. Un peu. Beaucoup. Passionnément. À la folie. Hyper! Voilà. Hyper!sensible. Hypersensible! Hypersensibilité: .n.f. Sensibilité excessive. Sensibilité: n.f. +Propriété d'un être vivant ou d'un organe de réagir aux modifications du milieu. +Caractère d'une personne qui éprouve facilement des sentiments. +Capacité à réagir aux modifications mineures du milieu. Excessif/excessive: adj. +Qui dépasse la juste mesure; qui est trop grand, trop fort, trop important, etc. +Qui pousse tout à l'excès, qui est incapable de se modérer. Ça explique. J'en jouis. J'en Sensible.
Un peu. Beaucoup. Passionnément. À la folie. Hyper ! Voilà.

Hyper!sensible. Hypersensible!

Hypersensibilité : .n.f. Sensibilité excessive.

Sensibilité : n.f. +Propriété d’un être vivant ou d’un organe de réagir aux modifications du milieu. +Caractère d’une personne qui éprouve facilement des sentiments. +Capacité à réagir aux modifications mineures du milieu.

Excessif/excessive : adj. +Qui dépasse la juste mesure; qui est trop grand, trop fort, trop important, etc. +Qui pousse tout à l’excès, qui est incapable de se modérer.

Ça explique.
J’en jouis. J’en souffre.
J’en positive. J’en négative.

J’en relativise, aussi. Habituellement…

Pas ces derniers mois. C’était différent. J’étais différent. Déconnecté ? Sais pas. Mais je soupçonne… Ma vie, mon parcours… atypiques.
Long, trop long à raconter ici. Ou c’est pas le moment.
Pas le moment de ressasser.

Sombré, creux, très creux, il y a (+ ou -) 11 ans.
Un gouffre atteint, lentement, subtilement, sournoisement.
Échoué ces derniers mois, moins creux.
Un haut-fond, je crois.
Un plateau jouxtant un précipice.

Pas tout à fait échoué, pas tout à fait, ma quille raclant, raclait, racle(?)...

Déconnecté. De moi-même. Pour des raisons diverses. J’absorbais tout, positif et négatif, sans vivre, sans assimiler, sans analyser, sans trier, sans garder le "bon" et jeter le "mauvais", sans relativiser… Je niais mes excès, positifs et négatifs, d’émotions.
Difficile à expliquer, impossible, pour moi en tout cas. Faut le vivre.

J’ai craqué dernièrement, heureusement (façon de parler, ça n’aurait jamais dû se produire), trop de choses en même temps… un mini-crash. Malheureusement, je regrette, les gens autour de moi on subi.

Je peux éviter, je sais éviter, d’imposer, d’infliger, de blesser.
Suffit (plus facile à écrire qu’à faire) de me poser, régulièrement, et réfléchir, méditer sur tout ce que je vis, ce qui m’affecte.

Je sais pas méditer, je sais pas bien méditer, je dois apprendre, on doit m’apprendre, qui peut m’apprendre ?

En attendant…

Voici un exercice que je devrais faire plus souvent… En vrac et contre tous (ce titre me semblait venu de nulle part), rien d’exhaustif car je n’ai pas noté au fur et à mesure, je devrais m’y mettre, une fois pas jour?
Ces petites (et moins petites, le cas échéant) choses qui m’ont touché cette semaine :

+ Ce collègue de 30 ans à peine qui se plaint de "la jeune génération"...

- L’aveuglement volontaire de personnes que j’aime

+ Mon fils qui, devant une bande d’inconnus de son école secondaire (lycée), me dit haut et fort un "merci papa!" d’une touchante sincérité alors que je ne viens pourtant que de payer pour des livres scolaires !

- Le retour des températures de saison après un printemps trop hâtif !

+ Mon fils, encore le même, qui se retourne pour me sourire et m’envoyer la main, devant une autre bande d’inconnus de cette même école

- Me faire convoquer à une réunion de travail par des gens qui ne savent même pas en quoi constitue leur tâche

+ Cette collègue habituellement si fermée, mais fière de me montrer des égoportraits pris pour jalonner sa perte de poids

- Cette somme d’argent que je ne trouve pas là où je la croyais être

+ Mon fils, encore lui ! Qui m’accompagne à l’épicerie sans rouspéter

- La fête d’anniversaire de ma fille à laquelle je ne suis pas invité

+ La caissière su Super C qui s’écrie : "tiens, mon client préféré!" en me voyant arriver à sa caisse

- M à l’affut de mes faits et gestes

+ La caissière voisine qui réplique en riant : "je te le laisse, il me demande toujours de le faire payer moins cher"

- Acheter tous les ingrédients pour une sauce à spaghetti en improvisant car j’ai aucun talent en cuisine et j’ai oublié de trouver une recette sur Internet

+ Mes collègues qui m’apprécient

- Mon fils, qui prend décidément trop de place dans ma vie, qui aperçoit mon nouveau haut-parleur Bluetooth et qui se sauve avec avant même que j’aie eu l’occasion de l’essayer

+ Préparer une sauce à spaghetti, style Le parrain, un vendredi soir en sirotant un verre de vin rouge

- N’avoir personne avec qui partager tout ça

]]>
2017-03-11T16:30:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Duel Duel Enfin! Elle est partie, elle a compris! Pas tout à fait, mais bon... Ses raisons sont les seules qui comptent, la seule vérité. Je la déprime, je lui fait peur, je la dégoute. Si ça peut la préserver, je vivrai avec ça. Elle s'imagine que j'en suis fier. Que je m'en vante. Le crie sur les toits. Pourtant... J'ai pas de tattoos disant "FTW", pas de croix gammée, rien de ce genre. J'ai un côté sombre, oui. Nous en avons tous. Même ceux qui se contentent de "gentiment" se payer la tête des autres, même ceux qui sourient en te disant "ta gueule, je ne veux rien entendre de toi". Je Enfin ! Elle est partie, elle a compris!
Pas tout à fait, mais bon...
Ses raisons sont les seules qui comptent, la seule vérité.
Je la déprime, je lui fait peur, je la dégoute.
Si ça peut la préserver, je vivrai avec ça.

Elle s’imagine que j’en suis fier. Que je m’en vante. Le crie sur les toits.
Pourtant… J’ai pas de tattoos disant "FTW", pas de croix gammée, rien de ce genre.
J’ai un côté sombre, oui. Nous en avons tous. Même ceux qui se contentent de "gentiment" se payer la tête des autres, même ceux qui sourient en te disant "ta gueule, je ne veux rien entendre de toi".
Je l’ai extériorisé, oui, mon côté sombre. À peine. Pour m’en exorciser. Pas pour le vomir sur les autres, pas pour noircir leurs couleurs.

Je ne crois pas à la pensée magique, je n’y crois plus.
Se dire que tout est rose, se forcer pour voir la vie en rose, ça ne la rend pas plus belle, pas plus facile.
Tapisser sa vie de rose, ad nauseam, c’est nier que d’autres couleurs peuvent aussi être belles. C’est se priver de beaucoup de beauté. C’est nier la réalité.

J’admets que j’ai tellement tenté de lui expliquer qu’elle a du penser que je tentais de l’attirer dans ce côté sombre. J’aurais du la laisser briller de toute sa splendeur, ça ne m’aurait pas tué.

C’est pas beau, le noir. Faut pas en mettre partout. Faut quand même être aveugle, ou vouloir l’être, pour pas voir que le noir fait ressortir l’éclat des autres couleurs.

Savoir le noir, le reconnaître, savoir le doser, le contrôler… telle est ma quête.

Ce côté noir l’a effrayée. Après l’avoir enfin aperçu (je ne lui avais pourtant jamais caché) elle ne voulait plus voir que lui. Avant de quitter elle m’a accusé de le crier sur les toits, de l’exhiber à la vue de tous. Je l’ai écrit ici, et lui ai dit à elle, point. Pour les toits, on repassera… La vue de tous alors que je n’ai fait confiance qu’à ses beaux yeux…

Aurait-elle préféré que je lui mente ? Mentir c’est noir aussi.

Enfin… elle est partie.
Elle me manquera.

Je lui avais tant promis!
Toute ma lumière.
Je ne l’offre pas à n’importe qui.

Hier, justement, ironiquement.
Le jour même où j’ai surpris une conversation entre deux collègues.
Enfin caché derrière ce "demi-mur" promis depuis des semaines.
J’étais là, assis à mon bureau, en latence, quand ils sont entrés, sans me voir.

Sans un mot, sans bruit, je les ai laissés parler, reprendre là où ils étaient avant de pousser la porte : "... n’hésite pas, il se fera un plaisir de t’aider." -"Mais je ne lui ai jamais vraiment parlé, j’ai peur de le déranger." -"Es-tu folle ? C’est le gars le plus serviable de la place ! Son humour est parfois douteux, mais tu vas vite t’habituer." -"Si tu le dis..." -"Sérieusement, c’est une perle. Il se donne un air sévère parfois, mais j’ai jamais eu de dispute avec lui. Ça fait 7 ans que je le connais, dont 3 ans à partager un bureau..."

Je l’ai pris en pleine gueule!
La perle, c’est moi?
Mon ex-partenaire, récemment promu (belle excuse pour déplacer mon bureau), tentait de rassurer sa jeune remplaçante. 23 ans à peine, bourrée de talents, pleine de potentiel, mais sans expérience.
Certainement pas l’expérience de travailler avec moi.

Perle… une perle… je peux en être une, j’en suis une. Aussi. J’ai tendance à oublier. J’avais oublié ! J’avais sombré...

Celui qui prépare le café, celui qui change la bouteille d’eau, celui qui apporte des chocolats et des friandises pour la bande du bureau, celui qui met ses tâches de côté pour aider les autres à finir les leurs, celui qui fait toujours rire, enfin qui essaie toujours, celui avec des années d’expérience et de contacts bien placés, celui avec des idées originales et des solutions pratiques et concrètes…

Celui qui revient, début 2017, après une année 2016 plus que pénible qui l’avait refoulé 11 ans en arrière, lorsque…

Quelle ironie que je les entende maintenant…

Adieu ma jolie.

]]>
2017-03-10T17:30:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Sorties Sorties Zéro circulation, chaussée sèche et dégagée, soleil radieux de mars. Quinze minutes et j'y étais. Ignoré, le commis à l'entrée qui souhaite la bienvenue comme les vieux prient dans les lieux de culte: sans conviction. Trouver le truc, sans aide, surtout éviter les gens, leurs gentillesses hypocrites. Trouvé! Merde, une dame: "Tout va bien monsieur? Pas besoin d'aide?" Jouer le jeu: "Je crois que c'est bon, mais puisque vous y êtes, ce truc est bien compatible avec cette autre truc?" - "Tout est Bluetooth, monsieur, je vous souhaite une bonne journée" - "...." Vite, payer et Zéro circulation, chaussée sèche et dégagée, soleil radieux de mars.
Quinze minutes et j’y étais.
Ignoré, le commis à l’entrée qui souhaite la bienvenue comme les vieux prient dans les lieux de culte : sans conviction.
Trouver le truc, sans aide, surtout éviter les gens, leurs gentillesses hypocrites.
Trouvé!
Merde, une dame : "Tout va bien monsieur ? Pas besoin d’aide?"
Jouer le jeu : "Je crois que c’est bon, mais puisque vous y êtes, ce truc est bien compatible avec cette autre truc?" - "Tout est Bluetooth, monsieur, je vous souhaite une bonne journée" - "...."
Vite, payer et sortir.
File d’attente, merde!
Alerte stridente qui déchire les tympans. Aucun risque qu’ils l’éteignent vite.
- "Monsieur… pourriez-vous prendre le truc dans vos mains ? L’alerte c’est parce que vous l’avez déposé sur le comptoir..."
J’ai toujours eu l’art de passer inaperçu.
Si elle avait été ici, elle se serait bien payé ma tête… et elle aurait eu bien raison.
Pourquoi je souris comme un âne ?

Ear buds bien vissés, yeux baissés, tête rentrée dans les épaules.
Ne pas regarder les gens, surtout ne pas croiser leurs regards, ne pas leur donner l’occasion de me reconnaître, de me raconter leurs problèmes.
Encore quelques mois et j’en aurai fini. Sans regrets. Huit ans c’est long, trop long.
Mauvais choix de musique, trop lent et triste. Besoin de rythme et d’énergie. Je sentirais moins mes jambes meurtries. La flemme de chercher mieux.
Le soleil est bon, le vent est insidieux. La chaleur cède la place au froid.
La musique est constamment interrompue par des alertes sur mon téléphone. M aurait-elle sentie que je suis sorti de chez moi ? Elle a un 6e sens. À chaque coup d’oeil, je retiens mon souffle. Pas M, Pas M, Pas M...
Pas envie de la revoir, pas envie de son flirt vulgaire et grotesque comme l’autre soir. Prétextant une ecchymose sur la cuisse, elle relève sa robe jusqu’au nombril pour me montrer. Sans culotte… VRAIMENT???
Pas M, Pas M, Pas M...
Aucune n’est M
Je respire mieux.
Je repense à elle, j’ai bien fait de sortir. J’aurais été méchant. Comme j’ai été déjà. Mais je veux plus. Elle mérite pas. Elle mérite mieux. Elle mérite le bon côté de moi. Celui qu’elle sait si bien trouver.
Pourquoi elle s’entête ? Pourquoi elle comprend pas ? Je veux juste qu’elle ouvre ses yeux. On peut voir la réalité et aimer la vie. J’y arrive bien moi.
Je sais la faire sourire, rire aussi. A-t-elle déjà oublié?
Il y a deux côtés à toute médaille ! Il faut juste pas l’oublier, pas le nier. Elle peut comprendre ça ? L’accepter ? Ça lui arracherait la gueule?
C’est important, pour moi, partager mon point de vue. Besoin qu’elle l’accueille. Parce qu’elle compte pour moi. Si elle était n’importe qui, je ne lui parlerais même pas, sinon que de la pluie et du beau temps.
Elle rejette en bloc, bouche ses oreilles, nie, renie.
Bon… ça fait partie de son charme, de ce qui me charme, cette tête de cochon ! Sans ce charme, elle n’est pas elle.
J’essaie même pas de la convaincre, de toute façon. Pourquoi je me suis autant énervé ? On sait parler de tant d’autres choses. Bon, elle avait qu’à pas demander. Demander de tout raconter.
Elle s’inquiétait, elle voulait changer mes idées. Parce qu’elles les imaginent encore plus noires qu’elles le sont en réalité. Elle demandait sans doute que je lui parle des autres choses. C’est moi qui ai mal compris, je pensais qu’elle voulait que je lui nuance mes idées moins brillantes, celles que j’ai parfois. Elle voulait juste que je les oublie, que je réalise qu’elles sont inutiles. Rien ne sert de broyer le noir. Je le broyais pas, je l’évacuais. Léger malentendu.
Enfin chez moi.
Je vais lui faire signe. J’espère qu’elle sera là…

Ils ont choisi le fast food à 5 minutes de la maison.
J’ai failli suggérer d’y aller à pied, mais mes jambes...
Encore du fast food, je compte plus les kg.
La serveuse me fait un large sourire.
Tout le monde, mes collègues, et eux aussi, pensent qu’elle en pince pour moi.
Elle est mignonne. Toute menue. Fesses rebondies. Seins mini. Chevelure foncée, bouclée. Racines méditerranéennes...
Elle a cette façon de m’amener à parler, de tout et de rien, étincelle complice dans les yeux.
Je me fais piéger chaque fois.
Dès que j’embarque dans son jeu et que je me réchauffe : Vlan ! Réplique mouillée d’acide glacée.
Un jour, je la croiserai en dehors de son boulot.
Ce jour-là… elle aura droit au grand jeu.

]]>
2017-03-09T23:59:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Cerbere Cerbère Suis sorti finalement. Trois fois plutôt qu'une. Parce qu'elle me l'a demandé. Parce qu'elle m'a énervé. Parce qu'il fallait manger. Z'ont toujours faim. Pas étonnant que ça me coûte une fortune en papier hygiénique... avec tout ce qu'ils mangent! Ces estomacs sans fond sont leur seul point commun. Ha non, ils savent aussi m'énerver. Grave. Chacun à sa façon. Je pense qu'on m'a pris de l'argent. Environ 90 euros. C'est à peu près certain. Impossible à prouver. Imbécile, j'aurais du me méfier. Elle est venue me parler. J'ai pas su la repousser. J'aurais du? J'avais réglé Suis sorti finalement.
Trois fois plutôt qu’une.

Parce qu’elle me l’a demandé. Parce qu’elle m’a énervé. Parce qu’il fallait manger.

Z’ont toujours faim. Pas étonnant que ça me coûte une fortune en papier hygiénique… avec tout ce qu’ils mangent!
Ces estomacs sans fond sont leur seul point commun. Ha non, ils savent aussi m’énerver. Grave. Chacun à sa façon. Je pense qu’on m’a pris de l’argent. Environ 90 euros. C’est à peu près certain. Impossible à prouver.
Imbécile, j’aurais du me méfier.

Elle est venue me parler. J’ai pas su la repousser. J’aurais du?
J’avais réglé un truc, avant qu’elle arrive. Comment j’ai fait… je sais plus. Encore moins pourquoi. C’est venu tout seul. Le truc traînait depuis plus d’un an… Pourquoi là ? Sais pas.
C’était gros pour moi. En 10 minutes c’était réglé.
J’ai souri, j’avoue.

C’est là qu’elle est arrivée. Comment la repousser ? J’ai pas su.
Ma tête l’a inquiétée. Elle m’a fait sortir une première fois. De chez moi.
La deuxième c’était de mes gonds.
Elle a ce don. Elle est douée.
Elle a l’altruisme égoïste.
Par crainte d’être détruite, sans doute.
Ça fait partie de son charme, celui qu’elle exerce sur moi.

Je suis sorti. Pas pour elle. Pas pour lui faire plaisir.
Pour l’épargner. Pour pas crier dessus. Pas encore. Pas cette fois.

J’ai marché. Malgré mes jambes, malgré la douleur.
Vingt minutes. Peut-être. Je sais plus. Environ.
J’ai compris. En marchant. C’est sans importance.
Elle est venue. Pour moi.
J’ai accepté.
J’ai compris. En marchant. C’est elle qui compte. Sa présence.
Pas ses convictions. Pas ses certitudes. Pas son obstination.
Elle verra bien un jour. Ou pas. J’aimerais mieux que pas. Pour elle.
Elle peut bien y croire. C’est son droit. Puis elle est bien partie pour ça.

J’ai fait la paix avec elle en revenant.
Elle a repris la conversation, comme si de rien n’était. Ou à peu près.
Elle a quand même demandé qu’on reparle pas de ça.
J’ai dit ok. C’est ok. Ça le sera.

Puis elle est partie.
J’étais plus serein. Au final.
Plus qu’au matin.
Pas que grâce à elle. J’ai fait mon bout de chemin. Mais grâce à elle aussi.
Faudra que je lui dise. Faudra qu’elle sache.

Avec eux ça a été… ok.
Pas de drame, pas de choc.
Pas le paradis pour autant. 90 euros.
Depuis je sais pas quand. Mais je jurerais les avoir laissé là.
Là où ils n’étaient plus.
J’ai pas réagi. Rien dit.
Accuser et condamner un innocent est pire que de laisser filer un coupable.

Je finirai par savoir. Ou pas.
Me fous du montant.
C’est le principe, la trahison.

Suis épuisé.
Besoin de sommeil.

]]>
2017-03-08T23:59:00+01:00
http://envrac.journalintime.com/Rienneant Riennéant Assis dans la pénombre, ma chambre est toujours aussi froide. Pas de travail aujourd'hui. Congé "forcé", congé orchestré par mon esprit malin. Je pourrais travailler quand même, je devrais. J'ai accepté un truc que j'aurais pas du. J'ignore pourquoi. Pourquoi on a confiance en moi. Je devrais m'y mettre. Je m'y mettrai pas, pas tout de suite. Plus (trop?) tard, je ferai. Quand le temps viendra à manquer, quand la "pression" sera là. Quand j'aurai pas le choix. Parce qu'un jour ou l'autre il faut céder, il faut sauver la face. Parce que sans la face, tout s'écroule. Si tout Assis dans la pénombre, ma chambre est toujours aussi froide.

Pas de travail aujourd’hui. Congé "forcé", congé orchestré par mon esprit malin.

Je pourrais travailler quand même, je devrais. J’ai accepté un truc que j’aurais pas du. J’ignore pourquoi. Pourquoi on a confiance en moi. Je devrais m’y mettre. Je m’y mettrai pas, pas tout de suite. Plus (trop?) tard, je ferai. Quand le temps viendra à manquer, quand la "pression" sera là. Quand j’aurai pas le choix. Parce qu’un jour ou l’autre il faut céder, il faut sauver la face. Parce que sans la face, tout s’écroule. Si tout s’écroule, TOUT s’écroule. Tout pourrait bien s’écrouler, j’en ai rien à cirer. Mais je manque de courage. Si j’avais un gramme de courage, TOUT se serait écroulé il y a longtemps.

Encore une fois je sauverai la face. Quand il sera pratiquement trop tard. Je livrerai la marchandise. Ils se féliciteront de m’avoir fait confiance. Sans savoir qu’ils auraient pas du. Sans savoir que j’aurais pu, pu tellement plus, pu tellement mieux. Sans savoir que j’ai tout fait à reculons, du bout des doigts…

Pas de travail aujourd’hui. Congé "forcé", congé orchestré par mon esprit malin.

Couché… j’aurais voulu rester couché. Yeux ouverts ou fermés, pffffffffff, sur rien de toute façon.
On m’a réveillé. Avant de partir, on m’a réveillé.
Il était pas là avant, ce "on". J’étais bien avant, seul. Bien seul.
Pas bien, mieux. Mieux que… mieux que rien. Seul au moins, seul dans le néant, dans mon néant, sans y aspirer personne.

Levé, café, douché… douché pour quoi, pour qui ? Remis le même pyjama, celui de la nuit, il avait même pas eu le temps de refroidir.

Sur mon fauteuil, dans le coin de ma chambre, sur ma gauche l’ordi de table. Des camgirls que je regarde même pas, jamais, presque jamais. Sont pas là pour m’allumer, sont là pour me tenir compagnie ? Autant qu’une plante verte dans le coin. J’aime pas les plantes, pas en pots. Sont belles dehors.
Les girls me fascinent à leur façon, sans que je les regarde, sans que je les vois. Leur présence me rassurent : il y a pire que moi. Leur présence me fouette aussi : il y a plus courageux. Elles s’assument. Je veux qu’elles s’assument. Je veux qu’elles soient là par choix, je refuse que ce soit par crainte qu’un mec les tabasse. J’ai besoin de leur courage. Leur courage me rassure, confirme mon rien, mon néant, mon inexistence.

J’aime mieux savoir que je ne suis rien que de ne pas savoir ce que je suis.

Portable sur mes genoux, pour y vomir mon rien, mon néant.
Ça sort bien aujourd’hui, sans effort, ma bile noircit l’écran.

Je resterai ici, comme ça, sans raison, à m’abrutir encore un peu plus.

Je pourrais sortir. J’ai décidé que j’ai trop mal aux jambes pour aller marcher. Pratique, ce mal.

Dans la pénombre, comme ça, sans fin.

Je déconne, il y aura malheureusement une fin, toujours une fin.

Comme ça, quelques heures, avant qu’ils n’arrivent.

Ceux dont j’ai jamais voulu. Ceux que j’ai été trop bête pour éviter. Ceux à qui je me suis attaché malgré… rien, malgré moi.

Moi… Moi je ne suis rien, je n’ai personne, je n’aime personne, je ne veux personne. J’ai voulu. J’ai aimé. J’ai eu. J’ai perdu. Jamais plus!

Ceux qui viennent à moi, par la force des choses, ils seront là dans quelques heures.

D’ici-là… rien, néant. Soupirs et déni.

Déni de cet espoir sournois.

Espoir incarné dans ce téléphone portable que je feins d’ignorer, posé là pourtant, bien en vue.

Je ne veux pas lui parler, je ne devrais pas lui parler. Vaut mieux, pour elle, qu’elle m’évite. Elle a rien à tirer de moi.

Moi… Moi je ne suis rien, je n’ai personne, je n’aime personne, je ne veux personne. J’ai voulu. J’ai aimé. J’ai eu. J’ai perdu. Jamais plus!

J’aurai pas le courage de l’ignorer, je le sais.

Elle viendra pas. Je lui souhaite de pas venir. Elle a sûrement bien d’autres chats à fouetter. Je lui souhaite d’avoir d’autres chats à fouetter.

Je veux pas qu’elle vienne par dépit, je veux pas qu’elle vienne parce qu’elle a rien.

Je ne suis pas mieux que rien!

]]>
2017-03-08T09:00:00+01:00